« (...) [ces] personnages de la scène médiatico-politique qui (...) miment la figure et le rôle de l'intellectuel (...) ils ne peuvent donner le change qu'au prix d'une présence constante dans le champ journalistique (...) et y importent des pratiques qui, en d’autres univers, auraient pour nom corruption, concussion, malversation, trafic d’influence, concurrence déloyale, collusion, entente illicite ou abus de confiance et dont le plus typique est ce qu’on appelle en français le "renvoi d’ascenseur" ». Pierre Bourdieu, « Et pourtant », Liber n°25, décembre 1995.

mercredi 9 novembre 2011

Perdre sa vie à la gagner (25).

Vu sur le site www.tendanceouestrouen.com le lundi 7 novembre 2011:

Le site du Figaro vole au secours de Sarkozy.

Ce mercredi 9 novembre 2011 le site du quotidien Le Figaro (propriété d'un groupe du milliardaire-octogénaire-marchand d'armes-chasseur-sénateur UMP Serge Dassault) met en oeuvre ses (faibles) moyens intellectuels pour soutenir le "Président des riches" parfois appelé Nicolas Sarkozy (capture ci-dessous à gauche) avec un air de déjà-vu (capture ci-dessous à droite):




mardi 8 novembre 2011

Pierre Assouline et Michel Crépu connivents, tout simplement.

Dans le numéro d'avril 2011 de La Revue des deux mondes (dont il est le directeur) Michel Crépu rend compte du dernier livre de Pierre Assouline:
"L’étonnant livre de Pierre Assouline sur Job : Vies de Job. Qui est donc ce Job que Dieu a mis à l’épreuve mieux que pour n’importe qui d’autre ? Assouline a tout lu sur cet élu de première catégorie, il a parlé avec des exégètes de l’École biblique de Jérusalem, avec toutes sortes d’écrivains, de gens qui, de près ou de loin, ont croisé ce singulier personnage. Il en retire un livre tout à fait fascinant, aux facettes multiples, et où l’histoire familiale ne joue pas un petit rôle. Ce « talmudisme » autobiographique a quelque chose de profondément sensible et réjouissant."

 Dans son blog "La république des livres" Pierre Assouline met en ligne le 7 novembre 2011 un article consacré au dernier livre de Michel Crépu:
"Chateaubriand, tout simplement.
(...) Crépu, qui signe un convaincant Le Souvenir du monde (228 pages, 17,50 euros, Grasset), n’en démord pas : Chateaubriand, comme Bossuet à qui il a consacré l’un de ses précédents essais tout aussi pénétrants (Le Tombeau de Bossuet, Grasset, 1997), gît dans un purgatoire éternel d’où il est quasiment impossible de communiquer avec l’extérieur (...) Son tombeau, qui n’a rien de morbide, est écrit au galop, pétaradant de formules (un peu trop) et enlevé. Il se rend à lui d’un pas léger, sans complexe, s’autorisant joyeusement des anachronismes lexicaux, mais l’admiration intacte pour son intelligence. (...) Au fond, Michel Crépu n’a qu’un regret et il lui suffit de nous le dire pour que nous en ressentions le manque à notre tour : il n’existe pas de photographie de Chateaubriand.(...) A l’issue du profond commerce qu’il entretient avec elles depuis trente ans, Michel Crépu  demeure stupéfait par la musique que cette oeuvre dégage et par ce que cette vie a produit. (...)"

lundi 7 novembre 2011

Les Finkielkraut: une famille exemplaire.

Le mardi 18 octobre 2011 sur France Inter Bruno Duvic termine ainsi sa revue de presse:
"(...) Et le sport réserve parfois des surprises
Comme de voir Alain Finkielkraut et son image de vieux réac triste dans les tribunes les plus chaudes du Parc des princes. C'est raconté dans le dernier numéro du mensuel Causeur. C'est le résultat d'un pari de fin de soirée. Thomas Finkielkraut, le fils, a emmené ses parents et l'écrivain Yasmina Reza dans l'un des kops.
Dès le métro, Finkielkraut s'est distingué en parlant très fort de la politique au Proche-Orient dans une rame bondée.
C'était PSG-Nice, dans la tribune, quand Paris a marqué, le philosophe a encouragé Nice.
A la fin sa femme l'a remis à sa place, au milieu des supporters pas spécialement classe : « moi aussi j'ai envie de dire que les Niçois sont des enculés, ça fait partie du folklore ! ». A part ça, vous pouvez écouter Alain Finkielkraut sur France Culture… (...)". Source: http://www.franceinter.fr/emission-revue-de-presse-une-touche-de-rose.

N'en croyant pas nos chastes oreilles nous avons vérifié sur le site www.causeur.fr:






















Bruno Duvic disait juste...

La couverture du numéro de novembre 2011 de Causeur laisse baba:














En décembre les Finkielkraut vont-ils nous faire un topo du genre "Vivre avec des Niçois" ?

dimanche 6 novembre 2011

Le Figaro en campagne pour Nicolas (Sarkozy)?

Eric de la Chesnais est journaliste au Figaro.
Eric de la Chesnais tient un blog, La plume dans les champs, sur le site du Figaro.
Ce dimanche 6 novembre 2011 il rend compte dans son blog d'un sondage sur les intentions de vote des agriculteurs pour les présidentielles de 2012:









Emporté par sa "plume" (dans les champs) il nous parle d'un "Nicolas" qui n'a pas de nom:

Nicolas Sarkozy, expert en "hommages" (4).

Du futile au frivole en passant par le dramatique, l'individu Sarkozy Nicolas est un frénétique (intéressé) des "hommages".
La preuve par les sites de médias qui reprennent fort docilement la "comm " de l'Arnaud Lagardère de l'Elysée.














































samedi 5 novembre 2011

Vive Laurent Joffrin!

Le 22 février 1984 Yves Montand anime sur la deuxième chaîne de télévision (antenne 2) une émission intitulée "Vive la crise!".
Ce vendredi  4 novembre 2011 sur France Inter Jean Lebrun consacre son émission "La marche de l'histoire" à "Vive la crise!" avec comme invité Laurent Joffrin, un de ses maîtres d'oeuvre.
27 ans plus tard Laurent Joffrin n'a pas changé dans sa posture de notable de la  "pédagogie de la soumission" aux dominants et possédants.

Extraits :
"(...) Il y avait trop de dépenses déjà (...) beaucoup de gens s'inquiétaient de l'équilibre économique du pays (...) combler les trous déjà (...) beaucoup de gens avant 81, Rocard par exemple, avaient mis en garde en disant on va trop dépenser (...) la conversion de la gauche française au réalisme économique (...) acquis sociaux qu'on pouvait considérer comme injustes ou excessifs (...)  tous les dogmes, soit de gauche en général, soit jacobins à la française (...) c'est utile de savoir comment sauver votre argent (...) une pédagogie de la crise facile à regarder et drôle (...)".

Pour une analyse de "Vive la crise!" voir :  http://www.monde-diplomatique.fr/1999/02/RIMBERT/11635