« (...) [ces] personnages de la scène médiatico-politique qui (...) miment la figure et le rôle de l'intellectuel (...) ils ne peuvent donner le change qu'au prix d'une présence constante dans le champ journalistique (...) et y importent des pratiques qui, en d’autres univers, auraient pour nom corruption, concussion, malversation, trafic d’influence, concurrence déloyale, collusion, entente illicite ou abus de confiance et dont le plus typique est ce qu’on appelle en français le "renvoi d’ascenseur" ». Pierre Bourdieu, « Et pourtant », Liber n°25, décembre 1995.

dimanche 2 juin 2013

La droite est au pouvoir (40).

Propos du député " socialiste " Michel Issindou rapportés par Le nouvel Economiste le 2 mai 2013 :

" 90 % du groupe [des députés " socialistes " ] considère que la croissance viendra des entreprises – de la demande privée – et que les emplois publics sont un pansement. "

Pour un cerveau " socialiste "
le salut venant de la croissance,
la croissance venant des entreprises,
le salut viendra donc des entreprises.

jeudi 30 mai 2013

La droite est au pouvoir (39).

Le 30 mai 2013 le site du Monde met en ligne une tribune de la ministre " socialiste " Fleur Pellerin. Extraits:

" Un plan coordonné en faveur de l'innovation (...)
l'innovation est le moteur de la compétitivité (...)
soutien à l'innovation (...) nos entreprises (...)
la compétitivité hors coût passe par l'innovation (...)
la dynamique de l'innovation, sa complexité et sa diversité. (...)
innover (...)
L'innovation est portée par des femmes et des hommes qui ont le goût du risque et l'esprit d'entreprendre, des entrepreneurs dans tous les sens du terme. Nous devons les soutenir par tous les leviers disponibles. C'est le sens des récentes Assises de l'entrepreneuriat. Stimuler la culture d'entreprendre et d'innover dans notre système éducatif et dans nos pratiques – dont celles de l'Etat – doit être une priorité. (...)
L'innovation (...)
je pense d'abord aux start-up et aux entreprises, petites et moyennes ou de taille intermédiaire, engagées dans une démarche ambitieuse.(...)
le crédit impôt innovation (...)
statut de la jeune entreprise innovante (...)
l'innovation (...)
l'innovation naît des échanges. Entrepreneurs, chercheurs, investisseurs et collectivités territoriales forment les écosystèmes d'où émergeront nos entreprises innovantes de croissance. (...)
pôles de compétitivité (...)
une industrie du capital-innovation (...)
les talents, nos jeunes, nos créateurs, nos entrepreneurs ! (...)
l'innovation (...)
la compétitivité.
L'innovation
(...)
un plan coordonné en faveur de l'innovation (...)
notre conception de la société, du rôle de l'initiative individuelle (...)
Des valeurs qui font évoluer le référentiel de pensée de la gauche et des forces progressistes, comme l'ont fait, en leur temps, l'ex-président des Etats-Unis Bill Clinton, les chefs de gouvernement britannique Tony Blair, et allemand Gerhard Schröder, ou, aujourd'hui, l'actuel chef d'Etat américain, Barack Obama.
L'innovation (...)
les régions dynamiques de l'économie globale de l'innovation (...)
Depuis que je suis ministre chargée de l'innovation, j'ai visité ces lieux en pleine ébullition. (...)
le programme "Say oui to France, say oui to innovation" (...)
je veux donner à la France la locomotive d'attractivité que nos entrepreneurs méritent ! (...)
Je sais combien le dynamisme en matière d'innovation, outre-Atlantique, est grand (...)
je retourne, le 3 juin, dans la Silicon Valley (...)
l'innovation (...)
la France construira son propre modèle d'innovation (...)  "

La droite est au pouvoir (38).

Extraits d'une tribune du ministre " socialiste " Pierre Moscovici parue dans le Huffington Post du 30 avril 2013 :

" Did you know that the country which coined the word cliché is also the land of the word entrepreneur? So let’s get the facts straight: France is an attractive, profitable and business friendly country for investors. American investments in France grew by 5% in 2012, the best performance registered in the last 5 years. (...) our country’s openness to foreign businesses (...) All public policies are being scrutinized and inefficient spending will be slashed. (...) France is implementing a National Pact for Competitiveness, which includes a sharp decline in labor costs through already operational fiscal incentives amounting to 20 billion euros. (...) greater flexibility (...) "

Pierre Moscovici, France’s minister for finance and the economy

Article published in The Huffington Post on April 30, 2013

mercredi 29 mai 2013

La droite est au pouvoir (37).

Le 28 mai 2013 le site du Monde met en ligne une tribune co-signée par les ministres " socialistes " Pierre Moscovici et Michel Sapin avec leurs homologues allemands.

" (...) la modernisation de nos économies (...) la confiance croissante des marchés (...) compétitivité (...) concurrence mondiale (...) capital humain (...) chants de sirènes du populisme et de l'extrémisme (...) mobilité. Trop de créateurs d'emplois, en particulier de petites et moyennes entreprises, se trouvent actuellement privés de financement ou incapables d'emprunter aux taux exigés par leurs banques. (...) mobilité (...) ce n'est pas un hasard si les pays ayant parmi les taux de chômage des jeunes les plus bas sont aussi ceux où l'apprentissage, qui permet l'acquisition de compétences répondant aux besoins véritables des entreprises, est le plus répandu et le plus valorisé. Il faut donc encourager l'alternance et inciter les entreprises qui s'engagent à la développer. L'Erasmus de l'alternance ("Erasmus pour tous") doit être mis en place rapidement pour favoriser la mobilité des apprentis.(...) La mobilité (...) faisons confiance à nos entrepreneurs et à nos jeunes qui débordent d'idées et de projets ! "

mardi 28 mai 2013

La droite est au pouvoir (36).

Le député " socialiste " Christophe Castaner utilise son blog pour faire avec empressement le service après-vente de l' OCDE, une organisation dont les experts sont les " Promoteurs inlassables de la mondialisation (et de son triptyque privatisation-dérégulation-libéralisation) "  :

" « Même si la confiance s'améliore au niveau international depuis quelques mois, le PIB réel [de la France] ne progresserait que lentement de 0,1 % en 2013 et 1,3 % en 2014, selon les projections de l'OCDE », présentées dans un rapport remis mardi 19 mars 2013 par son secrétaire général, Angel Gurría, au ministre de l'Économie et des Finances, Pierre Moscovici.
« La faiblesse des marges des entreprises et leur endettement élevé pourraient limiter la reprise de leur investissement. Le taux de chômage continuerait d'augmenter avant de se stabiliser à 11,25 % fin 2013 », prévoit l'OCDE.
À l'heure actuelle, la France a une occasion unique de mettre en oeuvre une stratégie vigoureuse et ambitieuse de réformes qui restaurera ses finances publiques, créera des emplois et stimulera la compétitivité de ses entreprises. Une économie française plus productive et plus compétitive n'est pas seulement un but national, c'est aussi un élément important d'une Europe plus forte.
Tout en reconnaissant que
« les gouvernements récents ont fait preuve d'une détermination louable à restaurer les finances publiques après des décennies d'augmentation de la dette », l'institution recommande « une réduction des dépenses publiques […] pour « diminuer le déficit budgétaire et permettre la baisse des prélèvements sur le travail et les entreprises – une composante essentielle des futurs programmes en faveur de la compétitivité ».
Les efforts de réduction du déficit «doivent se poursuivre comme prévu», tout en laissant cependant « les stabilisateurs automatiques jouer pleinement ».
C'est, je crois, une recommandation sage, qui revient à s'en tenir à l'effort prévu et à ne pas ajouter encore de l'austérité à notre faible croissance.
Pour stimuler la création d'emplois,
«des réformes du marché du travail - notamment une nouvelle définition du licenciement économique, la simplification des procédures de licenciement et l'amélioration de l'efficacité de la formation professionnelle et des services d'accompagnement vers l'emploi - sont indispensables », souligne également l'OCDE, jugeant que, dans ce sens, la négociation de l'ANI sur la sécurisation de l'emploi entre les partenaires sociaux est « opportune ».

L'EMPLOI DES JEUNES ET DES SENIORS, « LE TALON D'ACHILLE DE LA FRANCE »
Par ailleurs, les difficultés auxquelles sont confrontés les jeunes
« imposent d'entreprendre des réformes de grande ampleur », estime l'organisation internationale. Elle recommande de « remplacer les nombreux programmes existants de soutien au revenu par une extension du revenu minimum aux jeunes adultes », mais cette évolution « doit s'accompagner d'une obligation plus stricte de se former, de rechercher un emploi et d'accepter les offres qui leur sont proposées ». Selon l'OCDE, « le niveau élevé du salaire minimum français évince les jeunes les moins qualifiés du marché du travail ».
L'emploi des jeunes et des seniors « reste, malgré des progrès récents pour ces derniers, le talon d'Achille de la France », pointe encore l'organisation. Le taux d'emploi des 60-64 ans « reste le plus faible des pays de l'OCDE, de sorte que la durée moyenne passée en retraite est l'une des plus longues ». L'organisation affirme également que « par rapport aux autres pays, les salaires relatifs semblent en France élevés pour les jeunes et les seniors. Les pouvoirs publics pourraient encourager les partenaires sociaux à placer la question de la progression salariale en fonction de l'âge au coeur des négociations salariales, y compris dans le secteur public ».
Sans faire des propos des experts de l'OCDE la doctrine de notre action il convient de s'en inspirer et de voir comment les outils déja mis en place: pacte de compétitivité, emplois d'avenir, contrat de génération...sont des armes de destructions massives du chomage qui montent aujourd'hui en puisance ! "

lundi 27 mai 2013

Pierre Rosanvallon cite une expression de Pierre Bourdieu sans dire qu'elle est de Pierre Bourdieu.

Dans son édition du 7 mai 2013 Le Monde publie un dialogue entre Jacques Rancière (un petit producteur de " poncifs les plus éculés et les plus idiots contre la sociologie " ainsi que l'écrit fort justement Didier Eribon) et Pierre Rosanvallon (journaliste au Collège de France et professeur dans les médias dominants).
Dans la présentation de cet entretien on peut lire ceci :
" (...) Un dialogue inédit entre deux " hérétiques consacrés ", dixit Pierre Rosanvallon (...) " .
C'est une chose que Pierre Rosanvallon se fantasme comme " hérétique consacré " , mais il est surprenant qu'il ne cite pas le nom de l'auteur de cette expression, Pierre Bourdieu. En effet, cette expression est le titre d'un sous-chapitre figurant à la page 140 d' " Homo academicus ", un livre de Pierre Bourdieu paru en 1984.

Il est déjà risible de voir Pierre Rosanvallon ne pas déclarer son emprunt, il est pathétique de voir que Pierre Rosanvallon croit que lui et Jacques Rancière ont un apport à la vie intellectuel de l'ordre de celui des " hérétiques consacrés ", qu'étaient, par exemple, Duby, Dumézil, Foucault, Lévi-Strauss, Vernant et Bourdieu.

dimanche 26 mai 2013

La droite est au pouvoir (35).

Voici ce que le site de CNBC (une chaîne de télé dont le nom est un poème : Consumer News and Business Channel) retient de l'interview que Laurent Fabius, ministre " socialiste " , lui a accordée le 6 mai 2013 :