« (...) [ces] personnages de la scène médiatico-politique qui (...) miment la figure et le rôle de l'intellectuel (...) ils ne peuvent donner le change qu'au prix d'une présence constante dans le champ journalistique (...) et y importent des pratiques qui, en d’autres univers, auraient pour nom corruption, concussion, malversation, trafic d’influence, concurrence déloyale, collusion, entente illicite ou abus de confiance et dont le plus typique est ce qu’on appelle en français le "renvoi d’ascenseur" ». Pierre Bourdieu, « Et pourtant », Liber n°25, décembre 1995.

mercredi 29 octobre 2014

Il s'appelait Christophe ...

Il s'appelait Christophe Petitpas.
Il est mort d'un accident du travail.
Pas de président de la République,
pas de premier ministre,
pas de ministre de l'intérieur,
pas de ministre des finances,
pas de ministre de la culture,
pas de présidente du FMI,
pas d'émir du Qatar,
pas d'anciens premiers ministres,
pas d'anciens ministres,
pas de secrétaire général de l'Elysée,
pas de directeur barbichu de la rédaction de Libération
à ses obsèques.

Ci-dessous, un extrait d'un article de Frédéric Normand mis en ligne par Le Parisien le 29 avril 2008 :


mardi 28 octobre 2014

Marcel Gauchet, ce Dieu vivant de la pensée.

Le 20 octobre 2014 Le Monde met en ligne un article de l' " historien " Patrice Gueniffey titré " Comment la gauche nostalgique de la révolution s’en prend à Manuel Valls " .
Cet article est en fait une salutaire mise au point en faveur de l'astre de la pensée qu'est le délicieux Marcel Gauchet, ce génie que le monde entier adore.
Et contre tous les imprudents qui osent critiquer notre ami Marcel Gauchet Patrice Gueniffey sort son bazzooka.

Extraits :

Jadis, on aurait parlé de cabale contre Marcel Gauchet. On dira plus sobrement qu’il est depuis trois mois la cible d’une chasse aux sorcières, d’un procès d’intention et d’attaques ad hominem dont la répétition – car il n’est pas le premier – témoigne de la dégradation du débat public dans notre pays.

deux prête-noms

leur ultimatum

ces manœuvres d’intimidation

le réquisitoire

ceux qui l’accusent sans l’avoir lu ou qui, l’ayant lu, n’ont pas compris un traître mot de ses écrits

Tant de bêtise, de méchanceté et d’ignorance crasse n’ont rien de stupéfiant. De nos jours, l’intelligence est devenue denrée rare ; le nombre des nécessiteux est infini.

la meute déchaînée des demi-savants dont nos universités et nos instituts de recherche abritent avec générosité tant de spécimens

cette polémique grotesque

les orphelins de la lutte des classes

le « peuple de gauche », le vrai, est d’ores et déjà, et définitivement, passé avec armes et bagages au Front national

cette campagne de dénigrement

cette polémique

la décomposition très lente, mais certaine, de la gauche nostalgique d’une révolution qui ne viendra plus. Cette gauche imbécile aboie d’autant plus fort qu’elle jette ses derniers feux.

des idées politiques vermoulues

des théories loufoques

une lecture superficielle et un appareil de citations tronquées ou falsifiées

les méthodes staliniennes employées par nos modernes Fouquier-Tinville

la meute qui a lancé, ou signé, ces appels au lynchage médiatique

ces intellectuels au fond très bêtes et très méchants

Si je voulais comparer les Fouquier-Tinville de 1930 et ceux d’aujourd’hui, je dirais qu’Aragon était un salaud, l’affaire est entendue, mais qu’au moins lui avait du talent.

Sarkozy, chef d'orchestre clandestin des clowns effrayants ?

La question se pose quand on regarde cette capture d'écran du site du Monde faite ce 28 octobre 2014 :


lundi 27 octobre 2014