« (...) [ces] personnages de la scène médiatico-politique qui (...) miment la figure et le rôle de l'intellectuel (...) ils ne peuvent donner le change qu'au prix d'une présence constante dans le champ journalistique (...) et y importent des pratiques qui, en d’autres univers, auraient pour nom corruption, concussion, malversation, trafic d’influence, concurrence déloyale, collusion, entente illicite ou abus de confiance et dont le plus typique est ce qu’on appelle en français le "renvoi d’ascenseur" ». Pierre Bourdieu, « Et pourtant », Liber n°25, décembre 1995.

lundi 21 avril 2014

Nous sommes la droite ! (21)

Ce dimanche 20 avril 2014 le ministre du travail " socialiste " François Rebsamen était l'invité d'une émission sans intérêt de Canal +.

Voici ce que Le Point (via l'AFP) nous dit de la prestation du solférinien Rebsamen :


C'est bien connu : Hollande s'est fait élire en 2012 en promettant un quinquennat délicieux pour les dominants (avec cadeaux fiscaux) et impitoyable pour les dominés.

Le Monde se fait le relais (complaisant) de la propagande (libérale) de la fondation Bertelsmann.

Le 7 avril 2014 Le Monde met en ligne un article de Frédéric Lemaître titré : " Difficultés à se réformer, manque de compétitivité… Les experts allemands notent la France " .
Tous les experts allemands (de quoi, en quoi, à quels titres ? ) se seraient réunis pour " noter " la France ?

Extraits :

la puissante fondation Bertelsmann publie, lundi 7 avril, une étude sans complaisance sur l’état de la France. Un pays qui « n’est pas compétitif », selon ses experts.
Ce ne sont plus LES experts allemands mais les experts de la fondation Bertelsmann.
Bertelsmann est un groupe  allemand spécialisé, pour le bonheur de l'humanité, dans les médias (RTL, M6, Voici, ...) :
  • Bénéfice net du groupe : 870 millions d'euros.
  • Part du bénéfice revenant aux actionnaires : 498 millions d'euros.
  • Chiffre d'affaires : 16,4 milliards d'euros.
 Le Monde ne nous dit rien de ce que les experts de la fondation Bertelsmann appellent " le domaine des performances des politiques publiques " , " la qualité de la démocratie " et " la capacité de l’exécutif à mener des réformes " et reste muet sur la construction des " indicateurs " permettant de classer les pays.

le regard que portent les trois experts chargés d’ausculter la France. Pour les Allemands Reimut Zohlnhöfer, professeur à l’université de Heidelberg, Henrik Uterwedde, directeur adjoint de l’institut franco-allemand de Ludwigsburg, et l’universitaire français Yves Mény
, [Tiens, ce ne sont plus " Les experts allemands " mais seulement trois universitaires périphériques dont un français qui récitent le catéchisme libéral à la sauce Bertelsmann] « la France n’est pas capable d’affronter les défis de la construction européenne et de la mondialisation. Alors qu’elle se bat pour adapter son modèle économique et social à un monde changeant, les problèmes s’aggravent bien plus qu’ils ne diminuent ».

ils préconisent de « poursuivre les réformes qui accroissent la compétitivité »

Pour eux, il y a « culturellement, une méfiance fondamentale envers les marchés et une croyance largement répandue que l’action publique est un moyen efficace de guider l’économie et de résoudre les problèmes ».

Leur conclusion est sans appel : « Le refus des élites politiques d’admettre la nécessité d’adapter le modèle français a contribué à renforcer l’illusion qu’une politique économique différente pouvait échapper aux contraintes des marchés et de la compétitivité. » .

Notre conclusion est sans appel : le refus de la part de bien des journalistes de s'interroger sur la fabrication des contenus des dossiers de presse des organismes de propagande libéraux  a contribué à renforcer l'illusion que la seule politique possible est celle de la Commission de Bruxelles, du FMI, de l'OCDE et de la Banque mondiale.

samedi 19 avril 2014

Nous sommes la droite ! (20).

Extrait d'un article d'Hélène Bekmezian mis en ligne par Le Monde le 19 avril 2014 :

M. Le Guen est un ministre " socialiste " , un solférinien.

On rappelle à Carlos Da Silva que M. Valls a eu 5,63 % des voix exprimées au 1er tour de la primaire             " socialiste " des 8 et 9 octobre 2011 pour désigner le candidat solférinien à la présidentielles de 2012.
Manuel Valls a donc un réel poids relatifs très riquiqui...

vendredi 18 avril 2014

Scènes de la vie mondaine.

Le 17 avril 2014 Le Monde met en ligne un article de Marion Van Renterghem consacré à un coquetèle qui a eu lieu le 3 avril 2014 et qui fait honneur à nos chers leaders.

Extraits :

Un cocktail donné par une journaliste [Sylvie Maligorne] de l’Agence France-Presse (AFP) qui tournait la page, après cinq ans à la tête du service politique, pour devenir « senior reporter ».

Sylvie Maligorne avait invité «
tout le monde », comme elle dit

«
Le premier ministre viendra », annonce-t-elle dans la journée au président de l’AFP, Emmanuel Hoog.

Des membres du nouveau gouvernement constitué la veille et autoproclamé «
gouvernement de combat » sirotaient du champagne.

Vers 19 h 30, la plupart des invités sont là quand un brouhaha annonce l’arrivée d’un gros calibre. C’est Manuel Valls. Jean-Luc Mélenchon tente de se cacher derrière un pilier, mais il n’échappe pas à la poignée de main avec le premier ministre

Manuel Valls, tout frais nommé, qui était là pour sa «
première sortie publique », comme il l’a souligné, prend la parole d’autorité, comme s’il était venu pour ça. « Nous nous sommes connus tout petits », dit-il, faisant allusion au début des années 1990 où Sylvie débutait à l’AFP alors qu’il était au cabinet de Michel Rocard. Quand il devient conseiller de Lionel Jospin à Matignon, le bureau de l’AFP se trouve juste en dessous du sien. « Quand vous entendiez mes pas un peu plus vite, vous saviez que j’allais venir vous engueuler », rappelle-t-il pour louer l’impartialité de la journaliste.

Le président Hollande arrive, décontracté, débonnaire.

Sylvie Maligorne, réputée émotive, fond en larmes. Elle le connaît depuis si longtemps, ce chef de l’Etat qu’elle tutoie et appelle François depuis ses balbutiements de député en Corrèze. «
C’était normal que François soit là », insiste une collègue qui n’arrive pas non plus à appeler le président « président ». « Je n’imaginais pas de ne pas venir, renchérit Jean-Louis Debré. On en a passé des heures ensemble, dans la salle des Quatre-Colonnes… »

«
C’était une fête privée, précise Sylvie Maligorne, organisée avec mes petits sous… »

«
Tu me prends avec Manuel ? » « François, un selfie ! » On voit François Hollande et Jean-Luc Mélenchon, frères ennemis de la gauche, qui gazouillent dans un coin. Jean-Luc qui tapote la joue de François en riant. Les UMP Valérie Pécresse et Christian Jacob qui taquinent Valls et pouffent avec le Vert Jean-Vincent Placé. Le même en grande discussion avec Sapin, Valls et le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré. Le communiste Pierre Laurent, presque gai. Debré et Mélenchon qui font un selfie

Que se sont dit d’important Hollande et Mélenchon, qui attendait derrière son poteau son tour de poignée de main ? Leurs cinq minutes d’échange souriant ont mis l’assemblée en émoi. «
Tu nous mets en danger », lui a dit le coprésident du Parti de gauche. « Voyons-nous », lui a répondu le président. Et puis Mélenchon a pris Hollande en photo, comme tout le monde, avant de s’en aller dîner avec Jean-Vincent Placé.

«
C’était une soirée privée », répète Sylvie Maligorne. A l’AFP, agence de presse semi-publique, on est particulièrement sensible aux sarcasmes. D’autant que l’ancienne chef du service politique est connue pour son professionnalisme et son indépendance d’esprit. « Je quitte la politique, je voulais juste associer ceux qui m’ont accompagnée, et voilà… », dit-elle, blessée.

mercredi 16 avril 2014

lundi 14 avril 2014

Thierry Mandon, Monsieur Simplification ou Monsieur Simplet-gogo ?

Le 14 avril 2014 Le Point met en ligne un portrait du " socialiste " Thierry Mandon (avec la mention " source AFP " ) .

Extraits :

Le "Monsieur Simplification" de la majorité, Thierry Mandon, proche d'Arnaud Montebourg, a fait une longue carrière à la croisée de la politique et du monde de l'entreprise. À l'aise avec le discours pro-entreprise de François Hollande, qui l'a promu en janvier copilote du Conseil de la simplification au côté de l'ex-P-DG d'Unibail, Guillaume Poitrinal, ce député de 56 ans a vu dans Manuel Valls, après sa déclaration de politique générale, une "sorte de chef de l'entreprise France".

Arnaud Montebourg, son ami et ancien condisciple de Sciences Po Paris (promo 1986), vante "un homme de grand talent et de terrain, passionné, qui connaît bien l'entreprise".

L'entreprise, ce pragmatique l'a explorée, de la PME d'événementiel de ses jeunes années Gag à gogo - revendue - à la présidence de Genopole, groupement d'intérêt public qui chapeaute des labos de recherche et aide à créer des sociétés de biotechnologie.

il lui est aussi arrivé de prendre son camp à contre-pied. Plusieurs parlementaires de gauche ne sont toujours pas revenus de sa sortie à l'été 2013 pour un retour partiel à la défiscalisation des heures supplémentaires, mesure emblématique du quinquennat Sarkozy abrogée au retour de la gauche. À droite, un député UMP chevronné apprécie d'ailleurs ce membre de la commission des Finances "sérieux, pas idéologue". Amateur d'opéra et de littérature germanophone, père d'un enfant, ce natif de Lausanne s'échappe régulièrement à Boston nourrir sa quête d'idées innovantes.