« (...) [ces] personnages de la scène médiatico-politique qui (...) miment la figure et le rôle de l'intellectuel (...) ils ne peuvent donner le change qu'au prix d'une présence constante dans le champ journalistique (...) et y importent des pratiques qui, en d’autres univers, auraient pour nom corruption, concussion, malversation, trafic d’influence, concurrence déloyale, collusion, entente illicite ou abus de confiance et dont le plus typique est ce qu’on appelle en français le "renvoi d’ascenseur" ». Pierre Bourdieu, « Et pourtant », Liber n°25, décembre 1995.

jeudi 15 mai 2014

La droite est au pouvoir (109).

Extraits d'un article de Frédéric Forgues mis en ligne par La Croix ce 14 mai 2014 :



mercredi 14 mai 2014

Une secrétaire d'Etat " socialiste " infantilise les opposants au traité transatlantique.

Vu sur le site du Figaro ce 8 mai 2014 :


Extraits :

L'accord de libre-échange en cours de négociation entre l'Union européenne et les Etats-Unis doit être "dédramatisé" et est souvent présenté "de manière inutilement anxiogène", a jugé jeudi à Bruxelles la secrétaire d'Etat française au Commerce extérieur, Fleur Pellerin. "Dans la perspective des élections européennes, il est utile de refaire de la pédagogie", a estimé Mme Pellerin au cours d'un point de presse à l'occasion d'une réunion avec ses homologues européens.
 
De manière générale, l'accord transatlantique
"ne pourra être ratifié qu'après avoir été adopté par le Conseil des ministres et l'ensemble des parlements européens", a souligné la secrétaire d'Etat, assurant qu'il ne serait "pas adopté dans le dos des populations".

dimanche 11 mai 2014

Vincent Giret indique le sens du vent.

Le 9 mai 2014 le site du Figaro nous apprend que " Vincent Giret (directeur délégué des rédactions [du Monde]) et Michel Guérin (directeur adjoint des rédactions [du Monde]), ont quitté leurs fonctions. "

Il devient savoureux de re-lire ce qui était écrit dans Le Canard enchaîné du 6 mars 2013 :

" Ex-bras droit de Christine Ockrent à France 24 puis directeur de la rédaction de " Libération " , Vincent Giret va devenir le numéro 2 du " Monde " , la semaine prochaine, comme l'a annoncé Nathalie Nougayrède, la nouvelle patronne, élue le 1er mars par près de 80 % des journalistes. Doté d'un indéniable talent pour l'entregent, Giret avait peu de chances que ce poste lui échappe : en coulisses, il avait donné son accord à trois des candidats (sur quatre) pour former un ticket avec eux. L'un des concernés, Alain Faujas, s'est même étonné par écrit de la " duplicité dont il a fait preuve au cours [du] processus électoral " .
Si on ne peut même plus soutenir toutes les listes ! "

samedi 10 mai 2014

Un touite bien azimuté d'un député " socialiste " .

Jean-Louis Gagnaire est un député " socialiste " vallsien, donc de droite.

Ce samedi 10 mai 2014 il diffuse un touite qui lui donne sa place dans l'orchestre du Titanic :


Un Narcisse de droite décomplexé à la tête de Radio France.

Lundi 12 mai 2014 Mathieu Gallet prendra ses fonction de PDG de Radio France.
Dans le numéro de Télérama du 7 mai 2014 Aude Dassonville consacre un article à cet ancien employé de Canal +.

Extraits :

ce jeune homme pressé

quelques membres de sa connaissance au CSA [le CSA est l'organisme qui a nommé Mathieu Gallet à la tête de Radio France]

A peine Frédéric Mitterrand le croisait-il à son arrivée au ministère de la Culture et de la Communication qu'il le promouvait, à 32 ans, directeur de cabinet adjoint.

Réputé " gros bosseur " , " compétent " et " méthodique " , il ne doute pas de son mérite.

il se réjouit d'avoir élargi " l'audience de l'INA sur Internet et à l'international "

un CV parfaitement posé à la croisée des chemins politiques et industriels de l'audiovisuel : après " lobbyiste " pour Canal+, " conseiller technique " auprès de deux ministres [de la droite officielle] (François Loos à l'Industrie, puis Christine Albanel à la Culture), " chef de gare " (c'est lui qui le dit) Rue de Valois pour Frédéric Mitterrand, il ne manquait plus que " dirigeant de société "

" Devant le CSA, je me suis présenté en tant que manager "

Et arrêter, enfin d'être, comme tout le monde le lui rappelle, si agréable à regarder ? " Qu'on parle de moi en ces termes, ça me fait sourire.Votre physique, vous ne le choisissez pas, vous faites avec. Est-ce que parce qu'on est beau gosse, on est illégitime à penser un peu ? " .

« il faut arrêter de considérer que la culture est une sorte de luxe nécessaire à la civilisation, c'est un secteur un économique de pointe ! »

Cette phrase a été prononcée par Olivier Py sur France Inter ce 10 mai 2014.
Olivier Py est le directeur du Festival d'Avignon.
Il ferait un excellent animateur dans un fast food.

vendredi 9 mai 2014

Un député « socialiste » va jouer l'Etabli version patron.

En 1978 Robert Linhart publie L'Etabli aux éditions de Minuit.
Extrait de la quatrième de couverture :
« L'Etabli, ce titre désigne d'abord les quelques centaines de militants intellectuels qui, à partir de 1967, s'embauchaient, « s'établissaient »  dans les usines ou les docks. Celui qui parle ici a passé une année, comme O.S. 2, dans l'usine Citroën de la porte de Choisy. Il raconte la chaîne, les méthodes de surveillance et de répression, il raconte aussi la résistance et la grève. Il raconte ce que c'est, pour un Français ou un immigré, d'être ouvrier dans une grande entreprise parisienne. »

Le 9 mai 2014 Le Bien Public met en ligne un article qui décrit les clowneries du député « socialiste » Laurent Grandguillaume.
Extraits :
« Laurent Grandguillaume, député PS de la1re circonscription de Côte-d’Or, a déjà répondu « chiche, allons-y » au projet de l’association patronale Entreprise et Progrès « Moi parlementaire, une semaine dans les pas d’un P-dg » (...)
Laurent Grandguillaume a déjà répondu présent à l’appel. « Cela me permettra d’échanger avec tous ceux qui vivent au quotidien dans ces entreprises, comme je le fais déjà beaucoup, mais une semaine, ça peut être intéressant car c’est une véritable immersion. » Cet ancien « attaché commercial de banque » nuance : « Contrairement à l’image répandue, les députés connaissent bien l’entreprise » mais « c’est intéressant d’avoir cette vision du fonctionnement de l’entreprise, notamment quand on aborde des textes, comme la lutte contre le chômage pour avoir les positions les plus réalistes possibles. Parfois des textes sont difficilement applicables car ils sont trop théoriques et ne prennent pas assez en compte le fonctionnement des organisations. » . »