Le 6 février 2014 la ministre " socialiste " Geneviève Fioraso se prenait pour Sénèque en prononçant un discours au salon des entrepreneur.
Extraits :
Pendant cinq ans, j'ai, en effet, été cadre dirigeant d'une start-up.
C'est l'une des expériences les plus enrichissantes que j'ai eu
l'occasion d'effectuer, à ce jour, avec celle de ministre, bien sûr !
le soutien à la
création d'entreprises innovantes
le redressement économique de notre pays ne se fera pas sans les
entreprises "sans lesquelles il ne peut y avoir de créations d'emplois
dans la durée"
les entreprises qui innovent
le soutien à la création d'entreprises
le développement des
entreprises innovantes
la capacité d'innover sous toutes ses formes, des innovations
technologiques issues de la recherche jusqu'à l'innovation d'usage tirée
par le marché est au cœur du développement des entreprises qui
emploient
P.M.E. innovantes
Les P.M.E. innovantes
La mise en œuvre de
dispositifs fiscaux favorables aux entreprises innovantes
le dispositif des Jeunes
entreprises innovantes (J.E.I.).
entreprises
entreprises
soutenir l'innovation
soutien à l'innovation
Encourager l'innovation, c'est aussi avoir une politique fiscale
favorable aux jeunes entreprises innovantes
depuis le 1er janvier nous avons rétabli
l'exonération totale des cotisations patronales jusqu'à la septième
année suivant la création des J.E.I.
des
activités d'innovation
la pérennisation d'un environnement fiscal favorable à
l'innovation
l'accompagnement individuel de la démarche des créateurs
d'entreprises innovantes. Car soutenir l'innovation, c'est aussi repérer
les entreprises innovantes et surtout les accompagner dans leur
croissance.
le concours de création d'entreprises innovantes
aide à la création d'entreprises innovantes
créations d'entreprises de technologies
innovantes
donner
naissance à des entreprises innovantes
plan "une nouvelle donne pour l'innovation"
le soutien à la constitution d'une communauté
d'entrepreneurs innovants permettra de faciliter les interactions et les
retours d'expérience entre créateurs d'entreprises.
la professionnalisation de l'accompagnement de l'innovation
permettra de faciliter les parcours des entrepreneurs
métiers de l'innovation
la création et à l'accompagnement de la
croissance des entreprises innovantes.
l'amorçage de
start-up
innovation.
approche innovante
les entrepreneurs
Entreprendre et créer des emplois durables, à forte valeur ajoutée,
c'est faire le pari de l'audace, de la confiance, de la créativité.
C'est aussi une culture à encourager et je veux en dire quelques mots.
Pour susciter cette culture, trop faible encore (21 %), j'ai proposé un
plan de formation à l'entrepreneuriat pour toutes les disciplines dans
l'enseignement supérieur, avec un statut d'étudiant entrepreneur.
innovations.
Sénèque le disait déjà : "Ce n'est pas
parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce
que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles ! "
« (...) [ces] personnages de la scène médiatico-politique qui (...) miment la figure et le rôle de l'intellectuel (...) ils ne peuvent donner le change qu'au prix d'une présence constante dans le champ journalistique (...) et y importent des pratiques qui, en d’autres univers, auraient pour nom corruption, concussion, malversation, trafic d’influence, concurrence déloyale, collusion, entente illicite ou abus de confiance et dont le plus typique est ce qu’on appelle en français le "renvoi d’ascenseur" ». Pierre Bourdieu, « Et pourtant », Liber n°25, décembre 1995.
mardi 11 février 2014
lundi 10 février 2014
Bernard Tapie professeur d'instruction civique ?
Bizarre, une enquête détonante de Gaëlle Macke mise en ligne par le site de Challenges le 7 février 2014 est restée sans écho.
En voici quelques extraits :
" Une ex-UBS nommée à l'AMF: l'intrigant choix de Bercy
(...) Le 20 décembre dernier, l’Autorité des marchés financiers (AMF) annonçait le renouvellement de six des douze membres de sa Commission des sanctions. Un organe stratégique qui a pour rôle d'instruire les dossiers sur les fraudes et manipulations du secteur financier et de prononcer des peines d'amendes ou sanctions disciplinaires. Or, parmi les personnes nommées par Pierre Moscovici se trouve Françoise Bonfante, ... jusqu'ici responsable du contrôle des risques à la banque UBS France.
Un choix qui prête à polémique sachant qu'UBS France a été mise en examen, le 31 mai 2013, pour "complicité de démarchage illicite", soupçonnée d'avoir participé à un vaste système d'évasion fiscale organisé par sa maison-mère où des commerciaux helvètes passaient la frontière illégalement, tout au long des années 2000, pour venir convaincre de riches Français d'ouvrir des comptes non déclarés en Suisse.
UBS France a d'ailleurs été condamnée, le 26 juin 2013, par l'Autorité de contrôle prudentiel (ACP), qui surveille l’activité des banques, à une amende record de 10 millions d’euros, pour "laxisme" dans le contrôle de ses pratiques commerciales (la banque a fait appel). Selon l'ACP, UBS avait été informée de "graves soupçons" concernant la possible implication de son réseau commercial "dans la facilitation d’opérations susceptibles d’être qualifiées de démarchage illicite et de blanchiment de fraude fiscale" mais sa direction a "attendu plus de dix-huit mois avant d’entreprendre la mise en place des procédures d’encadrement et de contrôle nécessaires pour remédier à ce risque de non-conformité de son activité transfrontalière".
La chef des risques, chargée de veiller à ce qu'UBS France respecte les lois et normes de déontologie bancaires, paraissait donc en première ligne. (...)
De fait, la nomination de Bonfante, passée d'abord inaperçue pendant les vacances de Noël, a vite fait des vagues. Le sénateur communiste Éric Bocquet, rapporteur en 2012 de la Commission d’enquête sur l’évasion fiscale, a interpellé le ministre du Budget Bernard Cazeneuve à ce propos le 24 janvier: "Quels sont les critères qui ont présidé à la désignation de la représentante de la banque UBS au sein de la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers?"
Le ministre, tombant manifestement des nues, n'a pas su répondre. Le 29 janvier, le frère du sénateur, le député communiste Alain Bocquet, a de nouveau apostrophé Cazeneuve à l'Assemblée: "Votre gouvernement installe, à la Commission des sanctions de l'AMF, Françoise Bonfante, un haut cadre d'UBS, cette banque suisse mise en examen par la justice française pour l'organisation illégale d'une fraude fiscale massive, c'est un comble!" s'est-il indigné. Le ministre est resté coi.
Le député socialiste Yann Galut, rapporteur de la récente loi sur la lutte contre la fraude fiscale, a également demandé des explications, par lettre, à Pierre Moscovici. Pour lui, "Madame Bonfante est évidemment présumée innocente mais le simple principe de précaution aurait du prévaloir. La choisir fait passer un mauvais signal politique et ce n'est pas comme s'il n'y avait pas sur la place d'autres profils de banquiers tout aussi compétents pour ce poste!"
(...) selon l'article L.621-2 du code monétaire et financier, le ministre de l'Economie nomme bien huit membres de la Commission des sanctions de l'AMF (...)
Stéphanie Gibaud, ex-responsable du marketing événementiel, en promotion pour son livre "La femme qui en savait vraiment trop", interrogée le 6 février sur Europe 1, à propos de cette nomination. Elle y voit l'illustration des "liens incestueux entre la banque et le plus haut niveau".
Nicolas Forissier, ancien responsable de l'audit interne, l'un des premiers à avoir tiré la sonnette d'alarme sur les pratiques commerciales douteuses, est également scandalisé : "cette nomination fait passer un curieux message d'impunité!" Et il affirme à Challenges, que, en fait, "Françoise Bonfante a commencé à superviser l'ensemble de la filière risques, activité de gestion de fortune inclus dès mi-2008". Même si elle n'était pas sa supérieure directe, il assure qu'il était en contact régulier avec elle, et que, "à sa demande", il la tenait au courant des dysfonctionnements qu'il avait relevés. (...) Forissier va même plus loin en confirmant que Bonfante « savait tout des problèmes de double comptabilité occulte cachant un système d'évasion fiscale au sein des activités de gestion de fortune du groupe UBS en France, dès le 18 décembre 2008."
A cette date, Forissier, lors d'une réunion, lui a fait un débrief complet de tout ce qu'il avait recensé d'anormal. Et il lui a transmis, dès le lendemain, le rapport circonstancié qu'il faisait remonter au siège en Suisse en suivant une procédure dite de "whisthleblowing" (lancement d'alerte), permettant de dénoncer des problèmes tout en gardant son anonymat.
"Mon rapport est parvenu sur le fax de son bureau personnel, j'en ai conservé l'accusé de réception, indique-t-il. Or, dès le lendemain, mon anonymat avait été trahi puisque j'ai été convoqué par le directeur de l'activité de gestion de fortune qui m'a reproché ma démarche."
Par la suite, Forissier a vu débarquer en février 2009, des inspecteurs d'UBS Zurich qui concluront à la fausse alerte. "A partir de là, je n'ai plus eu la main pour poursuivre mes contrôles", proteste l'ex-auditeur interne. Il sera licencié fin 2009 pour "accusations calomnieuses", "sans que la déontologue Bonfante lève le petit doigt".
En juin 2012, il a gagné aux prud'hommes, le juge estimant que c’est "à juste titre qu’il avait dénoncé le système frauduleux d’évasion fiscale". (...) " .
En voici quelques extraits :
" Une ex-UBS nommée à l'AMF: l'intrigant choix de Bercy
(...) Le 20 décembre dernier, l’Autorité des marchés financiers (AMF) annonçait le renouvellement de six des douze membres de sa Commission des sanctions. Un organe stratégique qui a pour rôle d'instruire les dossiers sur les fraudes et manipulations du secteur financier et de prononcer des peines d'amendes ou sanctions disciplinaires. Or, parmi les personnes nommées par Pierre Moscovici se trouve Françoise Bonfante, ... jusqu'ici responsable du contrôle des risques à la banque UBS France.
Un choix qui prête à polémique sachant qu'UBS France a été mise en examen, le 31 mai 2013, pour "complicité de démarchage illicite", soupçonnée d'avoir participé à un vaste système d'évasion fiscale organisé par sa maison-mère où des commerciaux helvètes passaient la frontière illégalement, tout au long des années 2000, pour venir convaincre de riches Français d'ouvrir des comptes non déclarés en Suisse.
UBS France a d'ailleurs été condamnée, le 26 juin 2013, par l'Autorité de contrôle prudentiel (ACP), qui surveille l’activité des banques, à une amende record de 10 millions d’euros, pour "laxisme" dans le contrôle de ses pratiques commerciales (la banque a fait appel). Selon l'ACP, UBS avait été informée de "graves soupçons" concernant la possible implication de son réseau commercial "dans la facilitation d’opérations susceptibles d’être qualifiées de démarchage illicite et de blanchiment de fraude fiscale" mais sa direction a "attendu plus de dix-huit mois avant d’entreprendre la mise en place des procédures d’encadrement et de contrôle nécessaires pour remédier à ce risque de non-conformité de son activité transfrontalière".
La chef des risques, chargée de veiller à ce qu'UBS France respecte les lois et normes de déontologie bancaires, paraissait donc en première ligne. (...)
De fait, la nomination de Bonfante, passée d'abord inaperçue pendant les vacances de Noël, a vite fait des vagues. Le sénateur communiste Éric Bocquet, rapporteur en 2012 de la Commission d’enquête sur l’évasion fiscale, a interpellé le ministre du Budget Bernard Cazeneuve à ce propos le 24 janvier: "Quels sont les critères qui ont présidé à la désignation de la représentante de la banque UBS au sein de la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers?"
Le ministre, tombant manifestement des nues, n'a pas su répondre. Le 29 janvier, le frère du sénateur, le député communiste Alain Bocquet, a de nouveau apostrophé Cazeneuve à l'Assemblée: "Votre gouvernement installe, à la Commission des sanctions de l'AMF, Françoise Bonfante, un haut cadre d'UBS, cette banque suisse mise en examen par la justice française pour l'organisation illégale d'une fraude fiscale massive, c'est un comble!" s'est-il indigné. Le ministre est resté coi.
Le député socialiste Yann Galut, rapporteur de la récente loi sur la lutte contre la fraude fiscale, a également demandé des explications, par lettre, à Pierre Moscovici. Pour lui, "Madame Bonfante est évidemment présumée innocente mais le simple principe de précaution aurait du prévaloir. La choisir fait passer un mauvais signal politique et ce n'est pas comme s'il n'y avait pas sur la place d'autres profils de banquiers tout aussi compétents pour ce poste!"
(...) selon l'article L.621-2 du code monétaire et financier, le ministre de l'Economie nomme bien huit membres de la Commission des sanctions de l'AMF (...)
Stéphanie Gibaud, ex-responsable du marketing événementiel, en promotion pour son livre "La femme qui en savait vraiment trop", interrogée le 6 février sur Europe 1, à propos de cette nomination. Elle y voit l'illustration des "liens incestueux entre la banque et le plus haut niveau".
Nicolas Forissier, ancien responsable de l'audit interne, l'un des premiers à avoir tiré la sonnette d'alarme sur les pratiques commerciales douteuses, est également scandalisé : "cette nomination fait passer un curieux message d'impunité!" Et il affirme à Challenges, que, en fait, "Françoise Bonfante a commencé à superviser l'ensemble de la filière risques, activité de gestion de fortune inclus dès mi-2008". Même si elle n'était pas sa supérieure directe, il assure qu'il était en contact régulier avec elle, et que, "à sa demande", il la tenait au courant des dysfonctionnements qu'il avait relevés. (...) Forissier va même plus loin en confirmant que Bonfante « savait tout des problèmes de double comptabilité occulte cachant un système d'évasion fiscale au sein des activités de gestion de fortune du groupe UBS en France, dès le 18 décembre 2008."
A cette date, Forissier, lors d'une réunion, lui a fait un débrief complet de tout ce qu'il avait recensé d'anormal. Et il lui a transmis, dès le lendemain, le rapport circonstancié qu'il faisait remonter au siège en Suisse en suivant une procédure dite de "whisthleblowing" (lancement d'alerte), permettant de dénoncer des problèmes tout en gardant son anonymat.
"Mon rapport est parvenu sur le fax de son bureau personnel, j'en ai conservé l'accusé de réception, indique-t-il. Or, dès le lendemain, mon anonymat avait été trahi puisque j'ai été convoqué par le directeur de l'activité de gestion de fortune qui m'a reproché ma démarche."
Par la suite, Forissier a vu débarquer en février 2009, des inspecteurs d'UBS Zurich qui concluront à la fausse alerte. "A partir de là, je n'ai plus eu la main pour poursuivre mes contrôles", proteste l'ex-auditeur interne. Il sera licencié fin 2009 pour "accusations calomnieuses", "sans que la déontologue Bonfante lève le petit doigt".
En juin 2012, il a gagné aux prud'hommes, le juge estimant que c’est "à juste titre qu’il avait dénoncé le système frauduleux d’évasion fiscale". (...) " .
dimanche 9 février 2014
" L'entreprise est une communauté humaine dans laquelle il y a, avant toute chose, des travailleurs et des salariés "
Cette phrase est d'un homme qui respire l'intelligence et la connaissance du monde social.
Elle est de Michel Sapin, un " socialiste " qui retient son souffle en permanence et qui est est ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social.
Source :
Elle est de Michel Sapin, un " socialiste " qui retient son souffle en permanence et qui est est ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social.
Source :
Nicolas Demorand pourrait transformer Libération en bistrot-café-restaurant.
Alors que les plus folles rumeurs circulent sur le devenir de Libération il est bon de se souvenir des confessions de Nicolas Demorand (cet ectoplasmique chefaillon de Libération qui est un croisement auto-satisfait de Jean-Luc Delarue et Jean-François Copé) publiées par le site de L'Express le 27/02/2007 :
Nicolas Demorand pourrait transformer Libération en café.
Alors que les plus folles rumeurs circulent sur devenir de Libération, il faut se souvenir de ce qu'Ali Baddou (un clone de Guy Lux ayant lu 2 livres) déclarait au Figaro dans un article publié le 8 mars 2011 :
samedi 8 février 2014
Pierre Moscovici est aussi cohérent que Jérôme Cahuzac.
Réaction immédiate de Pierre Moscovici, ministre " socialiste " de l'économie et des finances :
Souvenir :
La ministre " socialiste " Aurélie Filippetti devient une attachée de presse de Chanel.
Voici un article de l'AFP mis en ligne par Le Point ce 7 février 2014.
On peut y lire l'extase que provoque la jeunesse des ouvrières chez la porteuse de veste Chanel.
Filippetti dans les ateliers de métiers d'art appartenant à Chanel
Aurélie Filippetti et le couturier Karl Lagerfeld ont visité vendredi à Pantin (Seine-Saint-Denis) les ateliers appartenant à la maison Chanel, la ministre de la Culture mettant en avant l'importance de la mode comme "vitrine des métiers d'art", cette "exception" française.
Il s'agissait de la première visite d'un ministre français dans ces ateliers, réunis depuis moins de deux ans dans un bâtiment moderne situé à quelques centaines de mètres de Paris. C'était également une première pour Karl Lagerfeld, qui a été reçu comme une star.
Il a posé patiemment pour des photos avec les ouvrières, a fait une dédicace sur un établi et n'a pas manqué une occasion de faire de l'humour.
"Je ne mets jamais de chapeaux", a dit le couturier chez le modiste Maison Michel. "Quand j'étais enfant, j'adorais les chapeaux tyroliens et ma mère disait: +Ne mets pas ça, on dirait une vieille lesbienne+", a-t-il lâché.
La ministre et le couturier ont visité les ateliers du brodeur Lesage, du plumassier Lemarié, de Maison Michel, du façonnier Paloma et de l'orfèvre Goossens, qui appartiennent tous à Paraffection, filiale de Chanel. Ils travaillent pour Chanel et de nombreuses autres maisons comme Dior, Valentino, Vuitton etc.
"Ce que j'admire le plus, c'est la patience", a expliqué le couturier, vantant aussi "la précision et le raffinement" du travail des ouvrières. "Quand vous voyez tout ça, vous comprenez que ça (les habits, ndlr) ne soient pas donnés", a relevé Karl Lagerfeld.
"Ces métiers, cette excellence, c'est une exception française", s'est félicité Aurélie Filippetti, qui portait une veste Chanel.
"Les métiers d'art sont au coeur de la mode française qui rayonne dans le monde et qui contribue à créer beaucoup d'emplois", a souligné la ministre, "frappée par la jeunesse" des employés.
"Il faut se servir de la mode comme d'une vitrine pour dire aux jeunes: n'hésitez pas à aller voir dans des filières de niche où on trouve du travail, où on a des débouchés", a-t-elle poursuivi.
Les ateliers comptent au total près de 200 salariés. "On a embauché une quarantaine de personnes depuis l'aménagement à Pantin. (...) Les gens sont très motivés. Et les commandes suivent aussi", a expliqué Bruno Pavlovsky, président des activités mode de Chanel.
On peut y lire l'extase que provoque la jeunesse des ouvrières chez la porteuse de veste Chanel.
Filippetti dans les ateliers de métiers d'art appartenant à Chanel
Aurélie Filippetti et le couturier Karl Lagerfeld ont visité vendredi à Pantin (Seine-Saint-Denis) les ateliers appartenant à la maison Chanel, la ministre de la Culture mettant en avant l'importance de la mode comme "vitrine des métiers d'art", cette "exception" française.
Il s'agissait de la première visite d'un ministre français dans ces ateliers, réunis depuis moins de deux ans dans un bâtiment moderne situé à quelques centaines de mètres de Paris. C'était également une première pour Karl Lagerfeld, qui a été reçu comme une star.
Il a posé patiemment pour des photos avec les ouvrières, a fait une dédicace sur un établi et n'a pas manqué une occasion de faire de l'humour.
"Je ne mets jamais de chapeaux", a dit le couturier chez le modiste Maison Michel. "Quand j'étais enfant, j'adorais les chapeaux tyroliens et ma mère disait: +Ne mets pas ça, on dirait une vieille lesbienne+", a-t-il lâché.
La ministre et le couturier ont visité les ateliers du brodeur Lesage, du plumassier Lemarié, de Maison Michel, du façonnier Paloma et de l'orfèvre Goossens, qui appartiennent tous à Paraffection, filiale de Chanel. Ils travaillent pour Chanel et de nombreuses autres maisons comme Dior, Valentino, Vuitton etc.
"Ce que j'admire le plus, c'est la patience", a expliqué le couturier, vantant aussi "la précision et le raffinement" du travail des ouvrières. "Quand vous voyez tout ça, vous comprenez que ça (les habits, ndlr) ne soient pas donnés", a relevé Karl Lagerfeld.
"Ces métiers, cette excellence, c'est une exception française", s'est félicité Aurélie Filippetti, qui portait une veste Chanel.
"Les métiers d'art sont au coeur de la mode française qui rayonne dans le monde et qui contribue à créer beaucoup d'emplois", a souligné la ministre, "frappée par la jeunesse" des employés.
"Il faut se servir de la mode comme d'une vitrine pour dire aux jeunes: n'hésitez pas à aller voir dans des filières de niche où on trouve du travail, où on a des débouchés", a-t-elle poursuivi.
Les ateliers comptent au total près de 200 salariés. "On a embauché une quarantaine de personnes depuis l'aménagement à Pantin. (...) Les gens sont très motivés. Et les commandes suivent aussi", a expliqué Bruno Pavlovsky, président des activités mode de Chanel.
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