" L'affaire DSK " fonctionne comme un test projectif permettant aux " penseurs " médiatiques de nous exposer leur inconscient. Et quand c'est le " philosophe " de médias André Comte-Sponville qui s'y met c'est pitoyable. Voici quelques extraits de son éditorial du 9 juin 2011 paru dans dans Challenges, le magazine des manageurs (http://www.challenges.fr/magazine/analyse/0260-036096/virilite-et-machisme-la-difference.html) :
" (...) Pourquoi la nature se soucierait-elle des droits de l'homme en général, et des droits des femmes en particulier ? (...)
Qu'un viol puisse relever de la pathologie, c'est ce que nul n'ignore. Mais pourquoi serait-ce toujours le cas ? (...)
D'un point de vue darwinien, le machisme (et le viol, qui n'en est que l'extrême atroce) peut représenter un avantage sélectif : il n'est pas exclu qu'un homme violent et violeur ait eu davantage de chances, dans les conditions du paléolithique, de transmettre ses gènes. Le machisme n'en serait pas moins immoral pour autant, et devrait être combattu avec d'autant plus d'énergie qu'il serait plus profondément ancré dans l'espèce humaine (et pas forcément, notons-le en passant, dans sa seule moitié masculine). (...)
« A force de combattre le machisme, me disait un ami, on est en train de tomber dans le racisme anti-hommes. Allons-nous devoir nous couvrir la tête de cendres, nous excuser perpétuellement d'être des mâles ? » (...)
Nous sommes nombreux à voir dans la féminité une espèce de miracle. Ce n'est pas une raison pour faire de la virilité un défaut, ni, encore moins, pour la confondre avec le machisme. "
PS : c'est moi qui met en gras les passages les plus ... gras de cette prose de caserne.
« (...) [ces] personnages de la scène médiatico-politique qui (...) miment la figure et le rôle de l'intellectuel (...) ils ne peuvent donner le change qu'au prix d'une présence constante dans le champ journalistique (...) et y importent des pratiques qui, en d’autres univers, auraient pour nom corruption, concussion, malversation, trafic d’influence, concurrence déloyale, collusion, entente illicite ou abus de confiance et dont le plus typique est ce qu’on appelle en français le "renvoi d’ascenseur" ». Pierre Bourdieu, « Et pourtant », Liber n°25, décembre 1995.
mardi 14 juin 2011
dimanche 12 juin 2011
Le Nouvel Observateur s'observe avec tact (2).
Dans Le Nouvel Observateur du 6 janvier 2011 Jérôme Garcin fait la "critique" d'un livre de Philippe Sollers, critique épisodique au Nouvel Observateur:
" Voici Sollers rajeuni par Stendhal et contaminé, jusque dans la phrase brève, primesautière, allègre, par l'indéfinissable grâce du plus italien et mozartien des écrivains français. Roman, rêverie, portrait, autoportrait, ode à l'amour-passion ? Ecrit au stylo à pompe sur un cahier Clairefontaine par le «survivant d'un passé perdu et sans lendemain», «Trésor d'amour» est tout cela à la fois. (...) Un Stendhal dont jamais on n'a mieux montré qu'ici la crépitante et clairvoyante intelligence (...)".
Le livre du crépitant Philippe Sollers est paru chez Gallimard, la maison d'édition du dernier livre du clairvoyant Jérôme Garcin.
" Voici Sollers rajeuni par Stendhal et contaminé, jusque dans la phrase brève, primesautière, allègre, par l'indéfinissable grâce du plus italien et mozartien des écrivains français. Roman, rêverie, portrait, autoportrait, ode à l'amour-passion ? Ecrit au stylo à pompe sur un cahier Clairefontaine par le «survivant d'un passé perdu et sans lendemain», «Trésor d'amour» est tout cela à la fois. (...) Un Stendhal dont jamais on n'a mieux montré qu'ici la crépitante et clairvoyante intelligence (...)".
Le livre du crépitant Philippe Sollers est paru chez Gallimard, la maison d'édition du dernier livre du clairvoyant Jérôme Garcin.
samedi 11 juin 2011
Jean-Luc Hees renie trois fois sa parole.
Le 7 avril 2009 Jean-Luc Hees est auditionné par le CSA avant sa nomination à la tête de Radio France (par Nicolas Sarkozy).
" (...) devant le CSA, qui l’a auditionné avant sa nomination, Jean-Luc Hees avait affirmé qu’il ne ferait pas d’antenne avant d’envisager, tout sourire, deux exceptions: interviewer Barack Obama ou Bruce Springsteen. (...)" (source : http://teleobs.nouvelobs.com/rubriques/info-radio/articles/radio-france-jean-luc-hees-s-invite-en-direct-sur-inter?page=2).
_ 1er reniement: le 12 mai 2009, jour de sa prise de fonctions, Jean-Luc Hees est invité dans le journal de 13 heures de France Inter (source : http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1959). Obama et Springsteen ne sont pas à l'antenne.
_ 2ème reniement: le 15 mai 2009 Jean-Luc Hees intervient dans la matinale de France Inter (sources : http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1959 et http://www.acrimed.org/article3140.html). Obama et Springsteen ne sont pas à l'antenne.
_ 3ème reniement: le 11 juin 2011 Jean-Luc Hees est l'invité de Ca peut pas faire de mal, sur France Inter (source : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ca-peut-pas-faire-de-mal/). L'animateur/producteur de l'émission, présente ainsi son patron : "(...) un lecteur passionné qui a une des voix les plus charmantes que je connaisse, Jean-Luc Hees." Obama et Springsteen ne sont pas à l'antenne.
Le coq de Radio France a chanté ce 11 juin 2011.
" (...) devant le CSA, qui l’a auditionné avant sa nomination, Jean-Luc Hees avait affirmé qu’il ne ferait pas d’antenne avant d’envisager, tout sourire, deux exceptions: interviewer Barack Obama ou Bruce Springsteen. (...)" (source : http://teleobs.nouvelobs.com/rubriques/info-radio/articles/radio-france-jean-luc-hees-s-invite-en-direct-sur-inter?page=2).
_ 1er reniement: le 12 mai 2009, jour de sa prise de fonctions, Jean-Luc Hees est invité dans le journal de 13 heures de France Inter (source : http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1959). Obama et Springsteen ne sont pas à l'antenne.
_ 2ème reniement: le 15 mai 2009 Jean-Luc Hees intervient dans la matinale de France Inter (sources : http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1959 et http://www.acrimed.org/article3140.html). Obama et Springsteen ne sont pas à l'antenne.
_ 3ème reniement: le 11 juin 2011 Jean-Luc Hees est l'invité de Ca peut pas faire de mal, sur France Inter (source : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ca-peut-pas-faire-de-mal/). L'animateur/producteur de l'émission, présente ainsi son patron : "(...) un lecteur passionné qui a une des voix les plus charmantes que je connaisse, Jean-Luc Hees." Obama et Springsteen ne sont pas à l'antenne.
Le coq de Radio France a chanté ce 11 juin 2011.
Renaud Dély, journaliste médical.
Outre ses talents de grand-écrivain, Renaud Dély, actuellement directeur adjoint de la rédaction du Nouvel Observateur, "livre à la Revue Civique sa vision d’un "journalisme en crise" (...)" dans un article paru dans le numéro printemps-été 2011 et mis en ligne par le site nonficition.fr (cf : http://www.nonfiction.fr/article-4713-p1-renaud_dely__les_medias_peuvent_ils_encore_etre_civiques.htm).
Il développe à cette occasion une vision médicale qui lui permet de s'affirmer comme le Diafoirus du journalisme:
"A défaut de savoir toujours les guérir, au moins les politiques habiles savent-ils renifler les plaies qui suppurent et travaillent la société française. (...)
en explorant cette fracture civique qui s’est creusée entre les " sachants " et ceux qui sont à la traîne [Renaud Dély fait bien sûr partie des "sachants"] (...)
ce grave contentieux qui met en péril la santé de notre République (...)
la fracture civique se résorberait peu à peu, sous l’effet réparateur des technologies modernes de communication (...)
accoucher d’une véritable avancée démocratique (...)
la bonne santé de nos démocraties (...)
Le diagnostic tient donc en peu de mots : au gré de la fracture civique qui s’est creusée dans notre pays, le journalisme est tombé du mauvais côté. (...)
les deux plaies d’un journalisme balisé, propre, sage, fade (...)
cette fracture civique (...)
symptômes (...)
Ce cocktail explosif a accouché (...)
la fracture civique (...)
la presse sortira du coma dans lequel elle s’enfonce (...)
résorber la fracture civique (...)"
Le docteur Dély délivre son ordonnance: " C’est (...) en se plaçant aux côtés du lecteur, en se rapprochant de lui, de ses attentes et de ses désirs, en le prenant par la main pour l’emmener vers un dessein commun, que la presse sortira du coma dans lequel elle s’enfonce."
Renaud Dély est donc médecin et secrétaire de la section Nouvel Observateur du fan club d'Yves Duteil ( http://www.dailymotion.com/video/x24hed_yves-duteil-prendre-un-enfant-par-l_music).
Il développe à cette occasion une vision médicale qui lui permet de s'affirmer comme le Diafoirus du journalisme:
"A défaut de savoir toujours les guérir, au moins les politiques habiles savent-ils renifler les plaies qui suppurent et travaillent la société française. (...)
en explorant cette fracture civique qui s’est creusée entre les " sachants " et ceux qui sont à la traîne [Renaud Dély fait bien sûr partie des "sachants"] (...)
ce grave contentieux qui met en péril la santé de notre République (...)
la fracture civique se résorberait peu à peu, sous l’effet réparateur des technologies modernes de communication (...)
accoucher d’une véritable avancée démocratique (...)
la bonne santé de nos démocraties (...)
Le diagnostic tient donc en peu de mots : au gré de la fracture civique qui s’est creusée dans notre pays, le journalisme est tombé du mauvais côté. (...)
les deux plaies d’un journalisme balisé, propre, sage, fade (...)
cette fracture civique (...)
symptômes (...)
Ce cocktail explosif a accouché (...)
la fracture civique (...)
la presse sortira du coma dans lequel elle s’enfonce (...)
résorber la fracture civique (...)"
Le docteur Dély délivre son ordonnance: " C’est (...) en se plaçant aux côtés du lecteur, en se rapprochant de lui, de ses attentes et de ses désirs, en le prenant par la main pour l’emmener vers un dessein commun, que la presse sortira du coma dans lequel elle s’enfonce."
Renaud Dély est donc médecin et secrétaire de la section Nouvel Observateur du fan club d'Yves Duteil ( http://www.dailymotion.com/video/x24hed_yves-duteil-prendre-un-enfant-par-l_music).
![]() |
| Le docteur Dély au chevet du journalisme. |
vendredi 10 juin 2011
Un Canard enchaîné à lui-même.
Le Canard enchaîné n'échappe pas, hélas, à l'une des pratiques les moins glorieuses de la presse: le copinage. Voici quelques échantillons.
_ Dans l'édition du 28 juillet 2010 André Rollin rend compte d'un livre d'Hervé Martin du Canard enchaîné:
"(...) piéton inspiré (...) photos intelligentes (...) une réjouissante ballade à travers Paris, où, sous l'oeil de Martin, tout devient découverte. Tout devient surprise."
_ Dans l'édition du 22 septembre 2010 Jean-Michel Thénard rend compte d'un livre de Judith Perrignon, une ancienne journaliste de Libération. Jean-Michel Thénard est aussi un ancien de Libération:
"(...) un premier roman rythmé par une petite musique très personnelle. Qui ravira même les esprits chagrins."
_ Dans l'édition du 27 octobre 2010 Dominique Simonnot rend compte d'un livre de Patricia Tourancheau de Libération. Avant d'être au Canard enchaîné Dominique Simmonot était à Libération:
"l'auteur, journaliste à "Libé " et fine connaisseuse de la police. (...) un récit passionnant."
_ Dans l'édition du 24 novembre 2010 André Rollin rend compte d'un livre de Cardon, un dessinateur du Canard enchaîné. Ce livre est préfacé par Jean-Luc Porquet, du Canard enchaîné.
_ Dans l'édition du 8 décembre 2010 Sorj Chalandon rend compte d'un livre de deux journalistes du Canard enchaîné: Frédéric Pagès et Jacques Lamalle. Ce livre est consacré à Cabu, du Canard enchaîné.
_ Dans l'édition du 2 février 2011 André Rollin rend compte d'un livre de Frédéric Pagès du Canard enchaîné:
"(...) son nouveau roman est un éclat de rire permanent. (...) Pagès s'amuse et nous amuse avec un sérieux plein de sourires (...) son roman, lui, est plein de jus et de magie..."
_ Dans l'édition du 8 juin 2011 Jean-François Julliard rend compte d'un livre d'Erik Emptaz qui est l'un des rédacteurs en chef du Canard enchaîné.
_ Dans l'édition du 28 juillet 2010 André Rollin rend compte d'un livre d'Hervé Martin du Canard enchaîné:
"(...) piéton inspiré (...) photos intelligentes (...) une réjouissante ballade à travers Paris, où, sous l'oeil de Martin, tout devient découverte. Tout devient surprise."
_ Dans l'édition du 22 septembre 2010 Jean-Michel Thénard rend compte d'un livre de Judith Perrignon, une ancienne journaliste de Libération. Jean-Michel Thénard est aussi un ancien de Libération:
"(...) un premier roman rythmé par une petite musique très personnelle. Qui ravira même les esprits chagrins."
_ Dans l'édition du 27 octobre 2010 Dominique Simonnot rend compte d'un livre de Patricia Tourancheau de Libération. Avant d'être au Canard enchaîné Dominique Simmonot était à Libération:
"l'auteur, journaliste à "Libé " et fine connaisseuse de la police. (...) un récit passionnant."
_ Dans l'édition du 24 novembre 2010 André Rollin rend compte d'un livre de Cardon, un dessinateur du Canard enchaîné. Ce livre est préfacé par Jean-Luc Porquet, du Canard enchaîné.
_ Dans l'édition du 8 décembre 2010 Sorj Chalandon rend compte d'un livre de deux journalistes du Canard enchaîné: Frédéric Pagès et Jacques Lamalle. Ce livre est consacré à Cabu, du Canard enchaîné.
_ Dans l'édition du 2 février 2011 André Rollin rend compte d'un livre de Frédéric Pagès du Canard enchaîné:
"(...) son nouveau roman est un éclat de rire permanent. (...) Pagès s'amuse et nous amuse avec un sérieux plein de sourires (...) son roman, lui, est plein de jus et de magie..."
_ Dans l'édition du 8 juin 2011 Jean-François Julliard rend compte d'un livre d'Erik Emptaz qui est l'un des rédacteurs en chef du Canard enchaîné.
jeudi 9 juin 2011
France Inter exalte le goût du lucre.
Lundi 6 juin 2011 on a pu voir sur le site de France Inter un diaporama publicitaire dont le caractère publicitaire était annoncé de manière fort peu perceptible.
L'objet de la publicité était de faire participer les visiteurs du site à une enquête d'un "institut" de sondages.
Et pour attirer les sondés rien de mieux que l'appel aux bons sentiments et la perspective d'une rémunération sous forme de cadeaux:
L'objet de la publicité était de faire participer les visiteurs du site à une enquête d'un "institut" de sondages.
Et pour attirer les sondés rien de mieux que l'appel aux bons sentiments et la perspective d'une rémunération sous forme de cadeaux:
mercredi 8 juin 2011
Renaud Dély, un-grand-écrivain (2)
Le journaliste Renaud Dély travaille pour Le Nouvel Observateur depuis avril 2011 et un livre qu'il a co-écrit (avec Pierre Cherruau) vient de sortir. Le Nouvel Observateur s'empresse de publier une "critique" de ce livre le 2 juin 2011 en relevant " (...) la joyeuse érudition politique de Renaud Dély et de Pierre Cherruau (...)".
Inscription à :
Articles (Atom)
