« (...) [ces] personnages de la scène médiatico-politique qui (...) miment la figure et le rôle de l'intellectuel (...) ils ne peuvent donner le change qu'au prix d'une présence constante dans le champ journalistique (...) et y importent des pratiques qui, en d’autres univers, auraient pour nom corruption, concussion, malversation, trafic d’influence, concurrence déloyale, collusion, entente illicite ou abus de confiance et dont le plus typique est ce qu’on appelle en français le "renvoi d’ascenseur" ». Pierre Bourdieu, « Et pourtant », Liber n°25, décembre 1995.

lundi 9 janvier 2012

Les art(iste)s ménagers de France Inter (2): Denis Astagneau.

Définition des "ménages" proposée par le site d'Acrimed (cf : http://www.acrimed.org/mot55.html) :
"Dans le jargon de la profession, les « ménages » désignent notamment les prestations des journalistes qui mettent leur notoriété au service une entreprise privée ou une institution publique pour animer service de l’animation de débats en tous genres. Ces activités, surtout quand elles sont rémunérées, sont, en principe interdites, pas les codes de déontologies, mais les transgressions sont tolérées, surtout par ceux qui bénéficient ou espèrent bénéficier de « ménages ». "

Denis Astagneau est le "spécialiste" en "automobiles" de France Inter.

Pour Denis Astagneau c'est sûr, tous les chemins ne mènent pas à France Inter.
Ainsi, quand on va sur le site du Sénat (cf : http://www.senat.fr/rap/r03-319/r03-3196.html) on trouve ceci :








 





Quand on va sur le site des "Troisièmes Rencontres de la communication hospitalière" qui ont eu lieu en 2009 (cf : http://communication.fhf.fr/troisiemes_rencontres/) on trouve ceci :























Quand on va sur le site d'AutoScout24 (cf : http://ww2.autoscout24.fr/reportage/prime-a-la-casse/table-ronde-autoscout24/4319/115240/) on trouve ceci :




















Quand on va sur "La lettre des Sables d'Olonnes" de mai juin 2007 (cf :  http://www.lessablesdolonne.fr/media/ls88__090473600_1237_19032010.pdf) on voit ceci :


























Quand on va sur le blog de "Créapôle, école de création management" à la date du 22 juin 2011 (cf :  http://www.creapoleblog.fr/CREAPOLEs3jun11.html) on voit ceci :







































Si Denis Astagneau adore "assurer le spectacle" pour un ministre et des patrons, il est par contre très discret quand un auditeur veut l'interroger sur ses activités "extra France Inter".
En effet, le jeudi 20 avril 2006 il animait Le téléphone sonne de France Inter et fut confronté à un auditeur sardon qu'il renvoya vite au silence :

Denis Astagneau : "On appelle Gilles à Tours, bonsoir"
 
Gilles : "Oui, bonjour à tous. 
Alors, est-ce que l’un des facteurs qui décrédibilisent le plus médias ne vient pas des journalistes qui, comme Denis Astagneau rentabilisent leur petite notoriété en animant des fiestas patronales ? 
Et comme des journalistes comme Christine Ockrent qui prennent 18 000 Euros pour l’animation d’une demi journée ?"

 Denis Astagneau [interrompant brutalement Gilles et prenant un ton rigolard qui suscite les rires complices de ses invités]: "Bon écoutez d’accord ok je je vois vous êtes toujours le même celui qui vient régulièrement sur l’antenne bon ben voilà très bien c’est parfait c’est intéressant euh je pense pas que ça fasse vraiment avancer le débat on va prendre quelqu’un d’autre donc euuuuh oui d’accord euuh nous allons    Evane dans le Finistère, bonsoir !

Ce soir là le thème du téléphone sonne était "Quel avenir pour la presse quotidienne?"
Il semblerait que les journalistes qui font des ménages aient enore un bel avenir.

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